Apres notre escapade ilienne, nous aboutissons a Plotce, sous la pluie, et egalement, mais ca nous ne le saurons que plus tard, dans un regroupement mondial des moustiques. La ville est des plus glauques, et nous decidons de dormir dans un chambre.
Le lendemain, apres un decrassage fort necessaire des velos, nous roulons jusqu a la frontiere Bosniaque en longeant les rails, ce qui nous donne des idees. Nous demandons si un train va jusqu au camping le plus proche de Mostar, et la, c est l enchainement. Le chef de gare nous dit que c est bon, mais qu il y aura une partie en bus, nous chargeons fissa les velos, apres dix km, nous dechargeons tout, et un autre chef de gare insiste pour que l on se rende au bus, je tente de lui expliquer qu il faut que l on paye ( ca va etre dur car nous n avons presque plus d argent Croate et pas encore d argent Bosnaiaque), mais il insiste et nous voila avec le chauffeur du bus tout embete pour loger nos trucs dans ses soutes, et nous encore plus, en essayant de lui dire que c est pas grave. Les velos sont charges et le bus part, un des controleur qui etait sur le quai nous demande nos billets, moment de panique, nous lui expliquons qu on ne nous en n a pas donne, ce qu il croit sans trop de peine, mais nous demande de payer pour les velos. Il nous indique la somme en Mark Bosniaque, mais nous ne savons encore pas le taux de change, et visiblement nous n avons pas assez. Nous essayons de lui faire comprendre que nous retirerons a Mostar pour payer, mais il accepte nos pieces et nous dit que c est bon.
Nous entrons dans Mostar et admirons les magnifiques batiments delabres et a moitie detruits par la guerre, jouxtant des batiments recents et des panneaux publicitaires colores.
A peine descendus du train, une dame nous aborde pour nous proposer une chambre, comme c etait tres souvent le cas dans les villes touristiques de la cote ou nous refusions du genre "nous on est des campeurs". La, nous acceptons d autant que nous avons negocie le prix, et qu elle a l air sympa, totalement hallucinee par nos engins.
Nous la suivons, elle en voiture, nous allonges sur deux roues, devant un coucher de soleil hallucinant derriere des facades defigurees et salues comme il se doit par les passants .
Nous arrivons devant un immeuble plutot vetuste, mais la chambre est clean. Nous faisons essayer les velos a des enfants passes devant, et dont l une des premieres questions est de savoir notre club de foot prefere. Nous nous posons, puis visitons la ville de nuit et nous rendons compte que c est un haut lieu touristique, notamment pour son pont deux fois construit.
Nous decouvrons aussi qu apres avoir parcouru a peine 50 km, nous avons bascules dans la culture musulmane, et c est la premere fois que je vois autant de mosquees dans une ville. Mostar fourmille de vie et la vieille ville est magnifique. Le lendemain, voyant des photos de la periode du conflit, nous tombons des nues et comprenons combien la reconstruction a ete importante et que les batiments detruits que l on apercoit encore sont en realite relativement peu nombreux.
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