Notre derniere nuit a Alexandroupoli se deroule dans la mezzanine du cafe d'Harry pendant que les habitues font la bringue jusqu'a trois heures du mat. Le lendemain matin nous resortons enfin de la Poste avec notre colis tant attendu en poste restante (11 jours au lieu de 5 certifies par M.Collisimo.) Heureusement, le contenu nous enchante et nous sommes tout heureux a l'idee de prendre le train pour quitter cette ville. Pour la premiere fois nous effectuons plus de 150 kms sur les chemins de fer. Nous rencontrons un jeune bulgare qui "va faire du buissness" en revendant de l'or en Crete. Puis au petit matin, deux controleurs sympathiques prennent la releve de leurs collegues nettement moins souriants. Ils nous permettent de rester gratuitement dans le train pour faire 30 bornes de plus car le temps est tout gris et nous projetons de rejoindre une route de montagne un peu plus en hauteur. En fin d'apres midi, nous nous arretons pour manger un traditionnel pita souvlaki (sorte de kebab) et les trois tablees du petit resto nous offre quelque chose (des frites pour l'une, la viande pour l'autre, la boisson pour la derniere et le patron le digo!) Nous sommes tombes dans un super petit bled. En quete de lieu a l'abris de la pluie pour passer la nuit, nous hesitons a demander au Pope la permission de poser les duvets dans une annexe de l'eglise. Au meme moment, Chris, jeune ingenieur, nous invite chez lui et nous faisons egalement connaissance de sa vieille voisine qui parle un anglais impeccable because elle a travaille en Australie et au Canada. Les jours suivants le temps est assez frisquet sur les hauteurs de la Grece centrale. Apres 15 jours de pause, les cuisses se font sentir. Un bivouaque sur les hauteurs de Delphes nous permet de souffler et d'apprecier l'ambiance particuliere du site. Nous prenons la decision de nous rendre a Athenes par les petites routes et nous ne le regretterons pas. Cette bouffee de campagne, de montagnes et de petits bleds nous fait grand bien. L'arrivee dans la capitale est .... mouvementee. Nous posons notre tente a 15 bornes d'Athenes entre l'aeroport et l'autoroute dans le dernier petit champ d'oliviers rechappe des constructions. Il fait nuit et nous apercevons le proprietaire du champ, un papi qui parle lui aussi tres bien anglais, qui fait bruler les restes de ses arbres apres la recolte. Il est touchant et nous parle de sa famille et de son ancien cinema desormais ferme. Il alimente le feu tant qu'il peut et grace a lui nous nous concoctons patates/fromage poulet et paniers de fruits au chocolat (en souvenir des dernieres vacances-velo dans les Causses). Le lendemain, nous prenons la direction d'Athenes mais nous abandonons vite l'idee de nous enfoncer dans les enormes arteres de la ville. Nous deposons nos velos au Piree chez George, velociste en or qui nous a enferme dans son magasin depuis l'exterieur pour nous permettre de passer une derniere nuit sur le continent. |