Salut les piétons et autres motorisés, <!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--> Pardon, pardon, mille fois pardon , nous vous avons délaissés. Nous revoici avec plein de forces dans les bras, et plein d’é nergie dans nos petits doigts. Rappel des derniers faits : apres un long mais bon mois d’averses d’olives, nous sommes repartis en bus a Hania les sousous dans la popoche. C’etait un sentiment etrange et sympathique de revenir dans cette ville que nous commencons a connaitre (on a notre cafe repaire, notre sandwidcherie, et surtout des tetes connues et personnes qui nous demandent des nouvelles alors que nous les connaissons qu’a peine). Notre mission alors, si nous l’acceptions, etait de preparer l’arrivee d’Anne-Laure et Julien et de leur petite Lou-Neige de 4 mois. Mary qui nous avait propose le boulot a Lithines nous a egalement degote une charmante batisse sur la cote sud de l’ile a Paleochora pour pas cher (en hiver, la Crete est vide de touristes et beaucoup ici preferent cette periode de calme, nous ne nous en plaignons pas.) Nous avons passe une semaine geniale, rythmee par les biberons, les dodos et les sourires d’un petit bout’chou a qui nous avons fait prendre l’air cretois le long des sentiers cotiers. P’tit dej sur la terrasse en face des oliviers, p’tites ballades, p’tits aperos, p’tites bouffes et p’tits jeux, "comme j' sais plus qui disait, le bonheur ca se trouve pas en lingots, mais en petite monnaie". Les aurevoirs evidemment furent difficiles mais on se console en se disant que l’on n’a plus que huit mois a tirer et apres on retrouve tout le monde. On patiente. Nous avons attendu que la mer se calme chez un ami (decidemment on a eu du mal a replanter la tente) pour prendre le bateau direction l’est a Sfakia afin d’eviter un grand detour que nous imposait le principal massif montagneux de l’ile, enneige, c’etait trop beau ! Durant deux jours nous avons surplombe la cote a 500m d’altitude, mais comme nous ne pouvions pas emmener nos velos plus haut, nous avons continue a pied jusqu’au Psilorithis, plus haut sommet de Crete (2456m). Petit point sur les circonstances : arrivee au refuge (1500m) au dessus d’une mer de nuages, reveil matinal (2h30) afin de gravir les 1000 m restants eclaires par la Blonde et admirer le lever du Rouquin a 7h du mat’ les pieds dans la neige. Au risque de se repeter : "comme je sais plus qui disait, le bonheur ca se trouve pas en lingots, mais en petite monnaie". Descente parmi les petites fleurs jusqu’au village ou nous attendait feta, raki, salade, vin, oranges, havla ... (ca change des plats liophilises) offerts par un couple d’anciens, gardiens de nos velos. <!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--> Et jusqu’a maintenant, nos journees se sont partagees entre paysages "pas crades du tout" et chaleureuses rencontres : Elida, une femme libanaise installee en Crete avec son mari allemand, intarissable sur la vie ici et en general ; Giorgo, qui 20 ans plus tot a voulu suivre une jeune professeur d’anglais du nord de la France mais qui n’a pas supporte le climat et qui reste inconsolable; Rumiana, femme bulgare avec qui nous avons partage le cafe en lui livrant les quelques mots que nous connaissons de sa langue proche du serbo-croate ; les clients d’un cafeneio, au depart intrigues par la venue de deux etrangers dans leur petit village et qui finalement nous ont cuisine un bon petit repas avec les produits de leur cru. Et ce soir, nous n’avions pas passe plus d’un quart d’heure a Mirtos, que Michelis nous offre douche et lit. Autant dire que nos bagages s’alourdissent a chaque fois d’oranges, de mandarines, de fromage, de poulet... Tout ca ne nous empeche pas de suivre par bribes l’actualite, nottament les manifestations des etudiants grecs contre une loi qui rendrait les etudes universitaires payantes. Egalement nos premieres images de campagne electorale qui font froid dans le dos, surtout a droite, du dos. Apparemment pour les medias, le choix est deja fait, tant pis pour les autres partis, vive la democratie televisuelle, celle des sondages et de celui qui a le plus de relations et de pognon. En vue le port de Sitia d’ou nous embarquerons pour Rhodes et ensuite nous quitterons l’Union europenne pour velociter en Turquie. Grosses bises les p'tits Loulous ! |