Alors comme ca on a remis le chauffage au mois de juillet? Si vous cherchiez la chaleur, on peut vous dire ou elle etait. La Roumanie etant constituee de deux vastes plaines sur lesquelles sont poses la grande virgule des Carpates et le massif de Transylvanie, nous n avions qu un objectif en tete: prendre de l altitude. Cela ne nous a pas empeche de prendre plaisir a traverser les etranges villages du sud, etendus sur trois ou quatre kilometres, les maisons en bord de route, derriere des palissades en bois aux couleurs vives. Des facades egalement atypiques avec colonnes, et ornements un peu baroques dans l encadrure des fenetres, mais parfois le tout sur une maison de guingois. Tout le long de la route traversant le village, des puits ou l eau nous a t on dit est meilleure que celle des fontaines municipales qui ne fournissaient de l eau que deux heures matin et soir. Et puis regulierement, un petit commerce qui fait aussi debit de boisson, ou la biere ne se boit elle pas que deux heures matin et soir. Nous slalommions entre les charettes sur lesquelles les gens etaient tout aussi surpris que nous, ne cessant de dire ´´buna ziua´´ tellement il y avait de gens dehors, jeunes et vieux, assis parterre ou sur les bancs devant les maisons, a l ombre des arbres fruitiers, dont nous parvenaient d ailleurs les bonnes odeurs de prunes. Apres la grande plaine du Danube, nous sommes partis a nouveau en altitude le long de la transfagarasan, route culminant a 2034m, ou nous rejoingnirent deux amis neo-parigots, mais eux en stop pour cette traversee, les pleutres. Avec ces derniers, nous avons batifole sur les hauteurs de Sibiu, echapant a la chaleur durant quatre jours, retrouvant le plaisir d une partie de cartes, de longues discussions que nous ne pouvons avoir qu en francais, et les nouvelles et souvenirs de la vie a l ouest de notre quotidien qui se rapproche petit a petit. Nous nous quittames dans un camping qui sentait bon la viande grillee de partout, ou nous observames puis nous imitames un autre mode de vacances : boire manger boire manger..... Enfin, nous avons traverse une partie de la Transylvanie, region tres boisee, ce qui nous a mene jusqu a la frontiere hongroise. Au cours de cette traversee de la Roumanie, nous avons rencontre beaucoup de Roms, qui font partie de la population la plus pauvre du pays. La mendicite fait partie desormais de leur gagne-pain et les habitants qui les cotoient de longue date ne font parfois plus attention a eux et s en mefient. Moi-meme je ne sais jamais comment reagir, partage entre l envie d aider et celle de ne pas entretenir une relation de dependance. Je ne suis pas assez documente sur le peuple rom, pas plus que sur les autres peuples anciennement nomades d Europe. Le fait est que sa misere actuelle ne peut conduire qu a des problemes auxquels les politiques d etat ou europeenes doivent se pencher je pense assez rapidement. Pour l equipe de voyageurs a velo, Florent Botebo*. * voir les photos en clin d oeil pour comprendre la subtilite, sisi, c est tres subtile. |